CHAPITRE 2
TRAVAIL SUR TERRE
Article 6
Les épreuves se dérouleront sur tout petit gibier à poil ou à plume. Elles ne seront pas obligatoirement
courues à bon vent mais
les juges s’efforceront de mettre tous les chiens dans les mêmes conditions de travail.
Les terrains devront remplir les conditions d’un véritable biotope de chasse notamment composé de
cultures et couverts permettant de masquer le gibier et d’assurer sa
défense.
Leur surface devra être assez importante pour que les chiens ne puissent y passer plus de deux fois dans
la journée.
La densité du gibier devra être suffisante car il est interdit d’en lâcher devant les chiens pendant
l’épreuve.
Les organisateurs
pourront prévoir, dès le matin, un terrain de réserve à la disposition des juges qui
estimeraient devoir mettre des sujets méritants en présence dans le cadre d’une reprise.
Article 7
Les chiens seront présentés en solo.
Article 8
Le premier passage sera
de l’ordre de quinze minutes.
Article 9
Le chien devra travailler en contact permanent avec son conducteur et adapter l’étendue de sa quête et sa
vitesse au biotope et à l’épaisseur du couvert tout en restant dans les limites décrites par le standard de sa
race.
La quête devra être active, intelligente et méthodique. Le chien devra
se montrer obéissant, rester
constamment dans la main de son conducteur
et revenir régulièrement au contact, à moins d’une portée de fusil
sans
pousser des pointes injustifiées
.
Le terrain devra être complètement exploré. Le fait de laisser du gibier, surtout du gibier à plumes, sera
pris en compte dans les jugements en fonction des circonstances.
Article 10
Le chien devra indiquer promptement et sans hésitation la présence du gib
ier, tenir l’arrêt jusqu’à l’arrivée
du conducteur, couler seulement à l’ordre et sagement.
Article 11
Les longs coulés sans résultat, les longs arrêts injustifiés, seront comptés comme des fautes graves s’ils
sont trop souvent répétés.
Mettre
délibérément à l’envol, passer ou taper deux fois du gibier sera sévèrement sanctionné.
Article 12
Pour obtenir le maximum de points à la rubrique «
arrêt
» un arrêt utile sur gibier à plume sera exigé. A
défaut et très exceptionnellement après un travail
remarquable sur terre, un arrêt sur gibier à poil pourra
néanmoins permettre l’attribution du qualificatif excellent et la note maximale. L’immobilité au départ et au coup
de feu ne sera pas exigée à la condition que le chien témoigne d’un rappel suffisan
t. Le chien indiscipliné au
départ du gibier qui gênerait le tireur officiel commettrait une faute, celle
-
ci répétée, constituerait une faute
grave sévèrement sanctionnée.
Article 13
Le rapport sera exigé. Il devra avoir lieu de préférence à l’ordre et
être fait avec la dent douce. Les juges
tiendront compte dans leurs notes de la façon dont une pièce aura été rapportée.
Un chien refusant le rapport sera considéré comme très insuffisant.
Un chien qui aura eu l’occasion de retrouver et de rapporter un gi
bier blessé fuyard pendant son passage
en plaine, ne sera pas revu pour le rapport à l’aveugle.
25
Article 14
La fermeté de l’arrêt étant obligatoire le chien ne devra jamais le forcer pour prendre et rapporter une
pièce non tirée. Dans des biotopes particuli
èrement touffus, avec l’assentiment du jury, exceptionnellement le
conducteur pourra forcer son chien à bourrer après l’arrêt.
Article 15
Il sera tenu compte de la façon dont un chien, envoyé à la recherche d’un gibier blessé ou tué, l’aura
retrouvé et de
la difficulté qu’aura présentée ce travail.
Article 16
Si, comme évoqué à l’article 13, pendant l’épreuve en plaine, le chien n’a pas eu l’occasion de chercher un
gibier blessé fuyard on procédera à un «rapport à l’aveugle», de préférence avec un gibier à
plumes fraîchement
tiré.
Ce rapport devra s’effectuer de la façon suivante :
-
hors la vue du chien et du conducteur, l’oiseau sera jeté à une quarantaine de mètres dans la végétation,
-
au commandement après le coup de feu le chien en quête libre devra
retrouver et rapporter l’oiseau,
avec détermination.
Le conducteur pourra accompagner le chien sur une dizaine de mètres, mais le jugement en tiendra
compte.
La sobriété et la discrétion des commandements étant la règle, il ne lui sera pas permis d’exhorte
r ou
d’exciter le chien pour le pousser à saisir et à rapporter le gibier.
CHAPITRE 3
LE TRAVAIL A L’EAU
Article 17
Pour cette discipline les organisateurs devront fournir des canards d’apparence proche du colvert.
L’épreuve sera jugée, dans un ordre indifférent, sur les phases obligatoires suivantes :
-
le pistage sur l’eau,
-
la recherche dans la végétation aquatique,
-
la poursuite à vue,
-
le rapport.
a) Un canard non vol
ant sera posé sur la berge par un juge. L’endroit sera marqué par des plumes ou du
duvet.
On fera ensuite en sorte que le canard crée une piste sur l’eau avant de se réfugier dans les couverts, sur
une distance suffisante (10m) pour que la prise d’émanatio
n en eau profonde puisse être appréciée sans ambiguïté
par le jury. Quand le canard se sera dissimulé dans les couverts, et seulement à ce moment
-
là, le concurrent sera
appelé. Lâché à proximité, le chien devra entrer à l’eau pour prendre la piste du canar
d, le débusquer et le
poursuivre activement jusqu’au moment où les juges estimeront opportun qu’il soit tiré.
Le chien devra aussitôt rapporter le canard.
En fonction des conditions de déroulement de l’épreuve (configuration de la pièce d’eau, comportement
du gibier), le jury pourra décider de poursuivre l’examen avec un autre oiseau.
b) Dans l’hypothèse où le chien n’aurait pas eu l’occasion de rapporter l’oiseau après le tir en eau
profonde, un canard mort sera ensuite lancé dans la pièce d’eau par un d
es juges, à une grande distance de la berge
en eau profonde. Un coup de feu sera tiré sur la nappe à proximité.
Au commandement, le chien devra immédiatement se mettre à l’eau et aller chercher le canard pour le
rapporter correctement.
c) Tout chien, qui
au sortir de l’eau aura laissé tomber ou aura déposé le canard, aura sa note diminuée
d’un point. Un chien qui se secouera seulement après la remise du gibier sera particulièrement apprécié.
26
Article 18
La dent trop douce et la dent trop dure seront prises
en compte dans les appréciations du jury.
CHAPITRE 4
JUGEMENTS
-
COTATION
-
RECOMPENSES
Article 19
Classement des chiens
Le brevet est noté sur 32 points ; chaque épreuve est notée de 0 à 4 en fonction des qualificatifs suivants
:
0
-
Très i
nsuffisant
1
-
Insuffisant
2
-
Bon
3
-
Très bon
4
-
Excellent
Le jury ne donnera pas de notes intermédiaires.
Les notes pour les parties «
rapport en général
» et obéissance et maniabilité seront
délivrées par
l’ensemble du jury des deux disciplines en réunion.
Article 20
Les chiens pourront être classés en 1ère, 2ème ou 3ème catégorie en fonction des minima précisés ci
-
après. Les premières et deuxièmes catégories permettent l’accès à la classe tra
vail en exposition.
MATIERES
CATÉGORIES
1
2
3
1
Travail en plaine
1.1
Nez
4/4
3/4
2/4
1.2
Quête, style
4/4
3/4
2/4
1.3
Arrêt ou prise de point pour les spaniels
4/4
3/4
2/4
1.4
Travail sur perdrix ou faisan des ailé ou
Façon de retrouver un
gibier mort, posé
3/4
3/4
2/4
2
Travail à l’eau
2.1
Rechercher et pister le canard
4/4
3/4
2/4
2.2
Façon de retrouver le canard et de le
rapporter en eau profonde
3/4
3/4
2/4
3
Rapport en général
Façon de rapporter canard, perdrix ou
faisan
3/4
3/4
2/4
4
Obéissance et maniabilité
Jugée sur l’ensemble des exercices
3/4
3/4
2/4
28/32
24/32
16/32
Article 21
Le chien ayant obtenu une note inférieure à 2 dans une épreuve ne pourra continuer dans la discipline en
cours.
Il
pourra néanmoins participer aux épreuves de l’autre discipline.
En particulier, un chien éliminé sur terre pourra, toutes conditions remplies, se voir délivrer le Brevet de
Chasse à l’Eau.
27
Dans la circonstance d’un chien éliminé dans l’une des deux discipl
ines, le jury le signalera au conducteur en
lui précisant qu’il pourra participer à l’autre discipline s’il ne l’a déjà fait.
En cas d’élimination dans la première discipline, le conducteur ne souhaitant pas participer à la seconde, en
avertira le second j
ury par courtoisie si les deux parties du brevet sont jugées séparément.
Article 22
Autres récompenses
:
En dehors du classement par catégories, aucune récompense ne sera attribuée, à l’exception du CACIT et
de la RCACIT s’ils sont accordés par la FCI.
Un prix d’honneur ou un challenge pourra néanmoins être décerné au meilleur chien de la journée en
l’absence de CACIT, si besoin à l’issue d’un barrage.
Un chien classé en 1ère catégorie avec 32 points devra faire l’objet d’une annotation particulière sur
la
feuille de notes.
Ce maximum de points ne récompensera que le travail d’un chien efficace, parfaitement éduqué et brillant,
bien dans l’esprit de l’épreuve et disposant des caractéristiques essentielles inhérentes à sa race.
Article 23
Attribution du
CACIT
Le BICP est homologué par la FCI comme épreuve de chasse sur terre et à l’eau pour les chiens
continentaux.
La FCI peut, à la demande de la Société Centrale Canine, doter le BICP du CACIT, réservé aux chiens
ayant obtenu 32 points.
Le CACIT réservé a
ux chiens ayant obtenu 32 points consiste en un barrage classique en plaine, couru en
couple et jugé en application des dispositions générales fixées par la FCI sur l’allure, le style et la prise de terrain.
Si un seul chien a obtenu au cours de la rencont
re le maximum de 32 points, il ne sera pas nécessaire de le
confronter à un autre chien dans un barrage, le jury l’ayant jugé au cours de l’épreuve sur terre étant habilité à lui
accorder le CACIT.
Article 24
Chaque année, une finale des épreuves de BICP d
énommée Coupe de France de Chasse Pratique (CFCP)
sera organisée par la Société Centrale Canine. Les conditions de participation à cette manifestation seront fixées
annuellement par la commission d’utilisation.
Article 25
Toute réclamation devra être form
ulée par écrit dans les 24 heures au responsable de la manifestation
accompagnée d’une somme égale au double du tarif de l’engagement qui restera acquise à la société organisatrice si
la réclamation n’est pas reconnue fondée. Les organisateurs transmettron
t dans les quinze jours la réclamation au
président de la commission d’utilisation, accompagnée d’un rapport circonstancié.
La réclamation après avis de la commission sera transmise au conseil de discipline de la SCC pour décision.