|
Historique de la Race
Il est, parmi les Braques continentaux, l’un des plus anciens. Déjà connu au XVI siècle sous Henri IV, le Braque du Bourbonnais avait, à cette époque, une réputation d’habile chasseur de cailles.
Dans son traité d’Histoire Naturelle de 1598, l’Italien Aldovrandi mentionne l’existence du CANIS BURBONENSIS (chien du Bourbonnais).
Il est donc établi que notre chien existait bien antérieurement au règne du bon roi Henri et qu’il jouissait d’une renommée flatteuse pour figurer dans un ouvrage scientifique universellement reconnu.
Tous les braques continentaux ont, probablement, une origine commune que l’on peut appeler le BRAQUE EUROPEEN.
Chaque race a sa raison d’être. Son existence est le résultat de l’observation et de la sélection d’éleveurs attentifs qui ont souhaité fixer les caractères dominants, morphologiques et cynégétiques, qui correspondaient à l’utilisation qu’ils voulaient faire de leurs chiens.
Des souches se sont enracinées, prenant des caractères différents en s’isolant. La sélection intuitive des chasseurs éleveurs a accentué les différences et fixé les races régionales qui sont, en fait, cousines.
Il est évident que les courants de sang dominants, associés à la consanguinité, ont fait leur œuvre dans la CREATION d’une race, sans oublier qu’il y a 100 ou 200 ans, les moyens de transport n’étaient pas ceux du XXI siècle.
Le voisinage de deux races, dont les berceaux sont finalement très proches et les morphologies différentes comme les braques d’Auvergne et du Bourbonnais, en est l’exemple le plus manifeste.
La Révolution française a créé un vide dans l’histoire de nos chiens, mais nous en retrouvons la trace, peu après, dans la famille d’Orléans, au château de Randan et chez les de Chabannes de la Palice. (Province du Bourbonnais)
Pendant le XIX siècle, le type est conservé pur dans l’Allier et les départements environnants et nos braques du Bourbonnais connurent une grande vogue.
On appréciait fort les qualités spéciales de ces chiens, tout à la fois élégants et rustiques, ayant une robe flatteuse, un caractère doux et affectueux. D’une intelligence vive ils s’adaptaient à tous types de gibier.
La première guerre mondiale provoqua une situation délicate pour notre race et la création du Club du Braque du Bourbonnais en 1919 fut la très bonne initiative qui permit à notre chien de retrouver la place, que, jadis, il occupait.
Trente années plus tard, après la seconde guerre mondiale, la situation de toutes nos races régionales devint critique, un effet de mode s’additionnant au manque d’intérêt qu’elles suscitaient.
Dans les années 1970 une équipe de passionnés s’est donné pour mission la renaissance du braque du Bourbonnais.
Aujourd’hui, notre race est, de nouveau, bien établie.
|